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Le domaine de Bel-Air

 

LE DOMAINE DE BEL-AIR



Cette maison compte parmi les plus anciennes d’Albigny. Elle occupe un site remarquable  et a dû correspondre très tôt  à une exploitation agricole sur le plateau que dessert le chemin du Tison . Son plan primitif est celui de bien des exploitations agricoles, avec des bâtiments disposés en U s’ouvrant au Nord. L’accès principal se faisait cependant par un portail monumental à l’angle Nord-Ouest, sur le chemin de Bel-Air.

 

A la fin du XVème ou au début du XVIème siècle se bâtit la maison de maître, autour d’un escalier en  pierre de taille inclus dans une tour en saillie sur la façade Est, desservant deux étages au-dessus du niveau des caves et du cellier. Les moulures des encadrements des portes et fenêtres témoignent d’une certaine recherche.

 

A la Renaissance, une galerie ouverte, en angle, au Sud-Est, vient prolonger la façade.


Un colombier, un peu au-dessous, en forme de tour ronde, a dû être bâti au cours du XVIIème siècle. Il est resté dans son état primitif et a gardé sa toiture en tuiles, peu inclinée.

 

 

En 1722, devenue propriété du Chanoine de Saint Paul François Marie Brocco et de sa sœur, la maison subit une transformation importante à l’intérieur, avec deux cuisines aux cheminées monumentales superposées. Un puits de 18 mètres reçoit une margelle de pierre et une grille de fer forgé. Une terrasse s’étale au pied de la façade Est. Une chapelle est installée sous la galerie, fermée par une grille en bois et ornée d’un plafond peint d’un ciel où volent des angelots. De la même époque datent des décorations à fresque des manteaux de cheminée, des poutres des plafonds et des murs qui rappellent le style que l’on retrouve à l’Accueil et dans diverses résidences bourgeoises de la même époque dans le Val de Saône.

 

Au XIXème siècle, après le maire Thévenet, elle devient la propriété de diverses familles de riches bourgeois de Lyon. Le goût du jour altère l’aspect extérieur par l’addition de hautes flèches d’ardoise. Surtout l’ensemble des bâtiments et la cour sont recouverts d’une toiture dont l’immense charpente s’appuie sur des murs pignons démesurés où étaient prévues de nombreuses fenêtres qui n’ont jamais servi. Une aile destinée au logement du fermier vient s’ajouter à l’angle Nord-Est, une seconde terrasse, au-dessous de la première, s’appuie sur un mur élevé, accolé à la balme qui domine l’Accueil. A l’intérieur, les fresques sont détruites ou masquées par boiseries et plafonds.

 

Le domaine agricole se fragmente, restant, pour quelques décades encore, voué à la vigne et aux arbres fruitiers. Une allée de marronniers, plus que centenaires à l’heure actuelle, en marque encore l’axe.

 

Ces éléments sont extraits de « Albigny sur Saône à la recherche de son passé », ouvrage collectif publié par le groupe histoire Albiniaca (1992), texte du professeur Jean Coudert.

 


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