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La croix de la place Verdun

 

LA CROIX DE LA PLACE VERDUN



Cette croix figure sur un Atlas de 1706. Dans son livre « Le Mont d’Or Lyonnais », paru en 1925, Mathieu VARILLE parle de cette croix comme étant du XIII° siècle. Initialement érigée sur la place même, (alors place du Plâtre), à peu près en face du café actuel, vers le marronnier, elle a été déplacée à la suite de la décision du conseil municipal d’établir des canaux pour l’écoulement des eaux en 1868.

 

 

 

 

Elle est la plus ouvragée des croix d’Albigny. Adossée à un mur, elle repose sur un bloc de 1m de largeur (en pierres jaunes appareillées comme le mur), sur lequel est posée une table de 1,27m de large sur 0,80m de profondeur. Un petit cube sculpté posé sur la table supporte le fût de section octogonale. La croix posée au sommet du fût est en pierre de couleur différente (peut-être de Couzon ?). La base de cette partie, toujours octogonale, comporte des petits visages sculptés sur quatre de ses côtés. Au bout des bras de la croix sont sculptées des rosaces.

 

Le fût étant en partie abîmé, elle fut d’abord consolidée par une armature métallique puis, pendant les travaux de la place en 1999, elle fut nettoyée et la partie supérieure fut remplacée (Entreprise Faguet à Neuville) en juin 1999, mais par une pierre qui est malheureusement différente de la partie originale supprimée. La hauteur totale de cette croix est de 5,07 mètres.

 

Cette croix est l’une des croix de chemins que l’on trouve encore dans la commune. D’autres ont quelquefois « mystérieusement » disparu ! On peut encore voir :

La croix devant l’Eglise (croix de mission) : d’après le livre « Les monts d’or ou le prix d’un choix » (1976), elle daterait du XVème siècle. Ce qui peut paraître curieux, vu la date de la construction de l’église (1848), et la date de sa bénédiction (1853), à moins que ce ne soit une croix que l’on a déplacée. Sur le bloc de soubassement est gravé :

  • Côté sud : « Mission du 27 février 1853 ».
  • Côté Nord : « Mission du Centenaire 15 février 1953 ».

La croix du Château : elle fut érigée pour le cimetière établi près du Château en 1761 et bénie avec lui le 3 mai 1761 « à l’issue des vespres »par le curé Léonard ACHARD (Registre paroissial), alors desservant la paroisse. Actuellement dressée près de l’entrée de la propriété, appuyée contre un muret de pierres, on peut penser qu’elle est toujours à sa place primitive.

 

 

 

La croix du cimetière communal : érigée en 1859 lors de l’établissement du nouveau cimetière (délibérations du Conseil Municipal), elle était sans doute placée à l’époque au croisement de l‘allée centrale et de la première allée transversale. Cet emplacement est indiqué sur un plan du 25 novembre 1863 établi pour l’agrandissement du cimetière. Actuellement, elle se trouve toujours face à l’entrée mais au fond du cimetière.

 

La croix blanche : située sur le bord de la RD 51 près du chemin du Trou du Chat, anciennement chemin de la Croix Blanche, elle fut érigée en 1813 à la mémoire de Marie Anne de May Veuve Anthony. Un socle posé sur la table reçoit la croix en deux parties séparées par une collerette. La croix n’est pas celle d’origine. Elle a été remplacée en 1985 à la suite d’un accident qui l’avait brisée. La partie haute initiale est conservée à la Mairie.

 

 

 

La croix de la rue Pasteur : située à l’angle de la rue Pasteur et de l’avenue Henri Barbusse, près de l’angle Sud-Est du Centre Hospitalier Gériatrique du Mont d’Or. D’après le tableau général des chemins d’Albigny établi le 6 janvier 1837, il semble que cette croix était appelée à l’époque « croix du clos de M. LOMBARD » (M. LOMBARD de BUFFIERES qui vendit son domaine pour y installer le dépôt de mendicité). En effet, le Chemin Notre-Dame, qui semble être la rue Pasteur actuelle, était décrit comme commençant à l’emplacement de l’ancienne chapelle Notre-Dame et se terminant à la croix du clos de M. LOMBARD sur le chemin d’en bas d’Albigny à Couzon longeant la rive droite de la Saône. La croix est peut-être toujours à sa place d’origine ? Dans des actes du milieu du XV° siècle, on parle déjà de la Croix de Notre-Dame qui sert alors de repère pour situer des îles sur la Saône.

 

 

 

La croix du cimetière de l’ancienne Maison de retraite : placée au centre du cimetière construit pour le Dépôt de Mendicité en 1882. On ne voit aucune date ni aucune inscription sur la croix, mais la date de 1882 pour la création du cimetière est connue grâce aux délibérations du Conseil Municipal et à celles de la Commission de Surveillance du Dépôt de Mendicité.

 

 

 

La croix des Avoraux : située à l’angle de la Montée du Chanoine Roulet et de l’avenue des Avoraux. D’après un plan de Curis (1785) reproduit dans le livre de M. Perouse cette croix pouvait s’appeler « Croix de Boissel », (malgré que l’auteur la situât ailleurs ?). Dans ce même livre, p.124, il est précisé que cette croix pouvait également se nommer « Croix de Pertuize ». Dans une transaction passée le 31 décembre 1636 entre les seigneurs comtes de Lyon et Jean d’Albon au sujet des limites d’Albigny, Curis et Saint Germain, il est indiqué également : « la croix pertuits ou Boissait ». D’autre part, sur un atlas de 1786, le « territoire » correspondant à ce lieu est appelé « Croix Boisset ».

Cette croix aurait-elle été érigée en 1654 ? A la date du 16 mai 1654, l’inventaire GOUVILLIERS indique : « Le chapitre permet au Sieur Antoine Blache de faire clore un jardin et vigne situé à Albigny territoire et treyvo ( ? carrefour ?) appelé la montagne y confiné et de faire passer ( ? poser ?) une croix au coin des deux chemins dont l’un tend du château d’Albigny à Curis et l’autre du dit Albigny aux Vareaux » (Avoraux). » D’après un ancien Albignolais, il semblerait que cette croix était auparavant posée sur un socle un peu plus en avant. Elle aurait été mise sur son emplacement actuel à la suite de l’agrandissement du carrefour.

 

 

La croix de la rue Lefèbvre : située au bas de la rue Lefebvre à Villevert, elle est adossée contre le mur d’une maison. Au bas de la croix proprement dite est gravé le monogramme IHS (le H traversé par une croix verticale). Pas de date visible alors que le livre « Les Monts d’Or ou le prix d’un choix » indique 1737.

 

 

 

Ces éléments sont extraits de l’une des monographies publiées par le groupe histoire Albiniaca : « Les croix d’Albigny » par Robert Perradin.

 

 

Cette croix était située au bout de la rue Etienne Richerand dans le mur d'enceinte de l'hôpital gériatrique.Elle n'existe plus de nos jours.


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