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DANGER !!Chenilles processionnaires

Cette année, les chenilles processionnaires se sont régalées, et ont massivement envahit nos pins et autres résineux.
Ce fléau a pris de l'ampleur et on peut voir des nids en quantité sur les conifères de la région.

La douceur relative de cet hiver est telle que certaines chenilles ont déjà commencé début janvier leurs processions  (dans la Loire notamment)

Attention : ces chenilles constituent un grave danger pour les humains (surtout les enfants) mais aussi pour les animaux domestiques, chiens et chats.

Les poils des chenilles sont très urticants, et leur seul contact avec un œil peut rendre aveugle, ou si votre toutou préféré leur cherche querelle, il peut avoir sa langue nécrosée (détruite par le venin des poils) et en mourir sous  quelques jours.

Il est impératif de détruire les nids (cocons) et de lutter contre la propagation des chenilles. (cf. Arrêté municipal N° 012-04 du 10/01/2004)

Pour agir efficacement il faut bien comprendre le cycle de vie des chenilles, et connaitre les bons moments et les gestes appropriés.

En ce moment, (période hivernale), les chenilles devraient être au repos, bien au chaud dans leur cocon.

Elles attendent le réchauffement printanier pour sortir, et redescendre en procession le long du tronc, pour cherche à s'enterrer. C'est avant leur descente qu'il faut intervenir :

Couper les extrémités des branches sur lesquelles il y a des nids (se protéger avec un masque respiratoire et une protection oculaire). Ensuite bruler (impératif) ces branches et ces nids, sinon, les chenilles  s'échappent et retournent à leurs aventures.

Pour cette opération, on peut faire appel à une entreprise spécialisée (surtout si les nids sont difficiles d'accès), ou utiliser un échenilloir, voire une scie d'arboriculteur.

Toujours veiller à sa sécurité et à celle des personnes alentour.

Un cocon qui tombe dégage des poussières très irritantes, et reste dangereux.

Période conseillée : dès maintenant, et jusqu'à fin février au plus tard. Ensuite, selon les températures, le processus de réveil et de descente risque de s'amorcer…

Une autre solution, consiste à placer autour des arbres contaminés, des pièges.

Le principe consiste à bloquer la descente des chenilles, et de les diriger vers un sac plastique, garni de terre.
Une fois arrivée au fond de ces sacs, les chenilles chercheront à s'y enterrer, croyant être arrivées en villégiature. Erreur funeste !
Au bout de quelques semaines, on retire ces sacs, et on prend soin de bruler leur contenu (terre + chenilles). On peut réutiliser plusieurs fois ces pièges.

L'avantage est qu'on ne mutile pas les arbres en coupant leurs extrémités contaminées.

L'inconvénient, outre le prix, est que le procédé n'est pas efficace à 100 %, et que les nids une fois vidés, restent visibles longtemps sur les arbres…

Période conseillée : dès maintenant et jusqu'a fin février. Ensuite on laisse les pièges en place jusqu'à fin avril début mai, pour ne pas rater les « retardataires » Ensuite brulage.

Mais vous aura beau traquer toutes les chenilles sur sa propriété, il en y aura forcément quelques unes qui échapperont au génocide, soit par la négligence de certains, soit parce que le vent ou d'autres phénomènes les auront épargnées.

Ces rescapées vont donc s'enterrer, et poursuivre leur cycle de vie...

A ce stade on ne peut rien faire d'autre qu'attendre.

En été, ces chenilles vont sortir de leur chrysalide, et devenir papillons !

Males et femelles vont s'ébattre joyeusement pour fonder une petite famille, et relancer la colonie.

A ce moment on peut intervenir, pour en limiter le développement.

La pose de pièges à phéromones permet d'attirer traitreusement les papillons males, émoustillés par des fragrances de femelles toutes plus séduisantes les une que les autres.

Les messieurs vont tomber dans le panneau, ou plutôt dans le piège et y rester.

Qui dit moins de mâles, dit moins de reproduction et donc plus femelles sans portées.

Mais tous les mâles ne se feront pas « avoir », et ceux qui seront passés à travers se reproduiront.

Arrive la troisième phase décisive, tant pour les chenilles, que pour l'Albignolais(e) désireux d'éradiquer l'envahisseur, ou au moins de le tenir en respect !

Courant septembre, les femelles « mettent bas », ou plutôt pondent des milliers d'œufs sur la cimes des conifères (pins, cèdres, cyprès…) surtout les branches coté SUD pour rester exposés aux doux rayons du soleil hivernal.

Les bébés chenilles vont alors proliférer en dévorant les aiguilles de pins dont ils raffolent, occasionnant les dégâts et le jaunissement caractéristiques des arbres atteints par la processionnaire du pin.

A ce stade, il n'y a que les entreprises spécialisées qui savent faire quelque chose.

Un traitement biologique (sans risque déclaré pour l'environnement) à base de Bacillus Thuringiensis, sous forme de projection par lance aérosol, permet de bloquer leur développement.
Mais chaque arbre (pins, cyprès...) potentiellement visé par les chenilles doit être traité préventivement, car à ce stade on ne voit pas encore l'attaque.

Et si on oublie un arbre, les chenilles risquent de le coloniser en masse.

Ensuite l'automne arrive, et fin novembre apparaissent les cocons, si la chance n'est pas là ou si les soins préventifs n'ont pas été à la hauteur. Ou si votre voisin préféré n'a pas traité…

Le cycle recommence ensuite (reprendre l'article au début !)

Résumé :

  • Il faut traiter obligatoirement
  • Il faut que tout le monde traite, ( les papillons ne connaissant pas les limites de propriété)
  • La municipalité est prête à aider les habitants dans la résolution de ce problème :
    Mise en relation des habitants avec des entreprises spécialisées
    Conseils et visites sur le terrain de l'Adjoint au Maire en charge de ce dossier
    En traitant les arbres qui appartiennent au domaine communal